• Maladie d'Alzheimer,(37)LE SOUTIEN FAMILIAL ET SOCIAL(2)

     

     

     

     

    d 01 cr ana 1b

     

     

     

    Le cerveau à tous les niveaux

    Les troubles de l'esprit

    La démence de type Alzheimer

    Social

    Niveau intermédiaire.

     

    LE SOUTIEN FAMILIAL ET SOCIAL

     

          L’entourage familial et le réseau social jouent un rôle fondamental dans le ralentissement des pertes cognitives des personnes souffrant d’Alzheimer. Le soutien social est même considéré comme une composante du traitement puisqu’il protège les capacités cognitives des patients, même en présence des lésions cérébrales caractéristiques de la maladie.

    Du reste, avoir une vie sociale riche et être impliqué dans sa communauté sont non seulement des facteurs de prévention de l’Alzheimer, mais aussi des comportements reconnus pour favoriser le bien-être chez tous les individus.

    Il faut donc éviter que la personne Alzheimer ne s’isole et favoriser sa vie sociale. Mais pour cela, il faut pouvoir bien communiquer avec elle. Or différentes stratégies ou attitudes peuvent faciliter grandement cette communication. En voici quelques-unes.

    Pour qu’il y ait communication, il faut d’abord qu’il y ait contact visuel et attention. Plus les déficits cognitifs de la personne atteinte seront grands, plus il faudra s’assurer de cette étape préalable à l’échange verbal, en approchant la personne de l’avant, en établissant un contact visuel, et en se présentant si nécessaire.

    i_08_s_alz_1a.jpg

          Source : http://alzheimers-review.blogspot.com

     

    Parlez ensuite lentement et calmement, en établissant un climat serein et apaisant. Un peu d’humour ne nuit pas. Faites des phrases courtes, avec une seule idée à la fois, et utilisez des mots simples. Si vous parlez d'une personne absente, reprenez constamment son nom au lieu de recourir à « il » ou à « elle ». Appuyer vos énoncés d’indices visuels quand c’est possible, en faisant des gestes évocateurs par exemple.

    Encouragez la conversation en ayant une écoute attentionnée. À mesure que l’Alzheimer progresse, la personne éprouve en effet des difficultés à formuler ses idées, surtout les plus abstraites. Son visage est aussi moins expressif et son vocabulaire s'appauvrit. Si vous ne saisissez pas ce qu’elle raconte, ne posez qu'une question à la fois en lui laissant le temps de répondre. Évitez de l’interrompre, de la critiquer ou de trop argumenter.

    Si vous avez à dire non, soyez diplomate. Utilisez des formules comme « c’est une bonne idée, mais nous n’avons pas le temps », « j’aimerais bien pouvoir, mais je ne peux pas aujourd’hui » ou « peut-être une autre fois », plutôt qu’un non catégorique sans explication.

    De même, formulez vos suggestions de façon positive et utilisez la diversion. À la place de dire par exemple « je n’ai pas le goût de rester encore à la maison », proposez plutôt « d’aller dans ce joli petit parc où l’on ne va pas souvent ».

    Soyez attentif au langage non verbal du patient, lorsqu’il manifeste de la frustration ou lorsqu’il répète les mêmes questions qui peuvent traduire un malaise. Faites alors preuve de sollicitude et de compassion et n’ayez pas peur de toucher doucement le bras de la personne ou de la serrer dans vos bras. La reconnaissance des marques d’affection reste intacte très longtemps chez la personne atteinte d’Alzheimer.

    De même, bien qu'elle perde au fil du temps sa capacité à former de nouveaux souvenirs, la personne atteinte d’Alzheimer conserve son passé lointain. On doit donc maintenir une relation d'adulte à adulte avec elle et ne pas la considérer comme un enfant. Évitez aussi de parler d’elle comme si elle n’était pas là, ce qui peut être blessant si elle comprend. Et soyez conscient du message que peut transmettre votre corps ou vos expressions, des choses que peut souvent encore ressentir le patient.

    Toutes ces attentions exigent donc beaucoup de temps et d’énergie aux proches des patients Alzheimer qu’on appelle les « aidants naturels ». De sorte qu’on s’est rendu compte que « l’aide aux aidants » était toute aussi déterminante que l’attention apportée aux personnes atteintes elles-mêmes.

     

     


     Différentes méthodes vous permettent donc de reproduire ce site 

    en tout ou en partie pour en faire bénéficier le plus grand nombre.

     Le concept de " copyleft " est un moyen de donner accès gratuitement

      au fruit d'un travail original et d'encourager la reproduction (et même

     la modification) de ce travail d'une façon tout aussi gratuite.

     

     

     

     

     

    Un petit vote s.v.p.  

     

     

     

    Rendez-vous sur Hellocoton ! Related Posts with Thumbnails


    « Arbres remarquables en France(9) Chêne de Rimudorf, Tilleul planté en 1300, Platane.Les gares de Metz et de Chamonix-Mont-Blanc.(Les plus belles gares de France)(3) »

  • Commentaires

    7
    Mardi 10 Janvier 2012 à 17:53

    2012 viendra t-il à bout de cette maladie

    6
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 23:16

    c'est triste de terminer comme cela.

    bises

    clem

    5
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 23:00

    Bonsoir Nadia-Vraie,

    Merci de lever un peu plus le voile sur cette maladie encore trop souvent jugée de "Tabou" par certaines personnes.

    Bonne soirée... Alois,

    Bises.

    4
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 20:54

    concrétement c'est plus difficile !!  mon père se mettait en colère !!  et refusait toute aide !! de nous ou aide extérieure-
    aucun conseil !!   pas d'aide !!  encore des progès à faire dans ce domaine-
    bonne continuation !  bises !!

    3
    eva
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 14:09

    dans toutes maladies cérébrales

    l' accompagnement est salutaire


    2
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 08:15

    un problème crucial pour nos sociétés vieillissantes

    1
    Jeudi 5 Janvier 2012 à 06:59

    bonjour Nadia                  une terrible maladie que celle-ci et j'en parle en connaissance de cause puisque ma mère en était atteinte , et c'est vrai que c'est dur à supporter surtout que l'aide extérieure manque du point de vue psychologique . on se trouve dépourvu , impuissant devant l'evolution de la maladie . on ne sait pas trop comment agir au niveau du malade.  pas toujours évident à vivre !  ma mère est décédée en mars dernier .    bonne journée                       bisous

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :