• Fable de Jean de La Fontaine:L’Enfant et le Maître d’école

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Jean de La Fontaine Fables
    Livre 1 • Fable 19

     

    L’Enfant et le Maître d’école

     

    Dans ce récit je prétends faire voir
    D’un certain Sot la remontrance vaine.
    Un jeune enfant dans l’eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine.
    5
    Le Ciel permit qu’un Saule se trouva
    Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
    S’étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
    Par cet endroit passe un Maître d’École ;
    L’Enfant lui crie : « Au secours, je péris. »
    10
    Le Magister, se tournant à ses cris,
    D’un ton fort grave à contretemps s’avise
    De le tancer : « Ah le petit babouin !
    Voyez, dit-il, où l’a mis sa sottise !
    Et puis prenez de tels fripons le soin.
    15
    Que les parents sont malheureux, qu’il faille
    Toujours veiller à semblable canaille !
    Qu’ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! »
    Ayant tout dit il mit l’enfant à bord.
    Je blâme ici plus de gens qu’on ne pense.
    20
    Tout babillard, tout censeur, tout pédant,
    Se peut connaître au discours que j’avance :
    Chacun des trois fait un peuple fort grand ;
    Le Créateur en a béni l’engeance.
    En toute affaire ils ne font que songer
    25
    Aux moyens d’exercer leur langue.
    Hé mon ami, tire-moi de danger ;
    Tu feras après ta harangue.

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    14
    Lundi 4 Avril 2011 à 22:52

    bonsoir 

     ton blog esr très riche en tout

    bravo

    je te souhaite une bonne semaine

    amitié sincére

    sylvie

    13
    Vendredi 31 Décembre 2010 à 10:50

    Joli coup de réflexion, et de plume. J'aime toujours autant Monsieur de La Fontaine. Ses tirades sont plaisantes... J'y nage avec plaisir.

    12
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 23:39

    un joli poème d'un auteur toujours d'actualités

    bonne année 2011

    clem

    11
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 23:19

    Je te fais plein de gros bisous en cette fin d'année !!! et j'écoute le chant de tes zozios, j'adore ....@ bientôt

    10
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 22:50

    Je viens te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année Nadia ! Que l'année nouvelle t'apporte la réalisation de tes souhaits les plus chers !

    Merci pour ta carte avec les jolis oiseaux ! Bisous !

    9
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 22:20

    Merci Nadia ! j'ai fait l'article sur les interjections, pour janvier. je t'embrasse et pense bien à toi en cette fin d'année. Mes voeux de santé, bonheur, tout ce que tu souhaites ! merci pour ta gentillesse, je t'embrasse

    8
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 22:19

    bonsoir Nadia
    qui connait mieux les fables de le Fontaine que nous !!
    bravo
    bon réveillon - et jour de l'an
    gros bisous   Lady Marianne

    7
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 22:15

    Est ce que tu connais celui là

    un peu de vent ?

    Qui dira les mérites du vent ?
    Souffle brusque il repousse les seigles,
    Souffle large il dépasse les aigles,
    Souffle jeune il s'éveille en chantant,
    Souffle vieux il s'endort en grondant.
    Qui dira les mérites du vent ?

    En octobre le vent se saoule de raisins :
    Tout barbouillé du jus des grappes purpurines,
    Il valse follement aux ailes des moulins
    Et son rire, en échos, bondit par les collines.

    En décembre, le vent siffle aux trous des serrures.
    Il fait pirouetter les girouettes
    et claquer les volets comme des castagnettes ;
    Pour voir dans les greniers, il disjoint les toitures ;
    Puis, s'avivant au fil des rivières gelées
    Il poudre de verglas, de neige et de nuées
    La plaine étincelante et la nuit étoilée.

    En avril, le vent joue avec les aubépines ;
    On l'entend fredonner sous les lilas en fleurs
    Un air si doux qu'il vous ravit le coeur.
    Il caresse en passant les muguets, il butine
    Dans les jardins remplis de giroflées ;
    Les peupliers vibrent selon ses danses
    Et les ruisseaux murmurent en cadence
    Pour célébrer son haleine embaumée.

    En juillet, le vent traîne, alourdi, sur les blés,
    Il a le goût de la poussière et de l'orage.
    Lorsque le paysan rentre les foins coupés,
    Il sèche la sueur aux flancs des attelages.

    Le vent sait des secrets profonds, il purifie
    Les charniers et les cimetières.
    Il est le rythme, il est la joie, il est la vie,
    Il est le rêve de la terre.

    Adolphe Retté (1863-1930)  Poésies

    6
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 14:21

    gui

    Bisous du jeudi !

    5
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 14:15

    Il est bien agréable de se replonger dans les fables !! Bonne journée à toi

    4
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 13:23

    Bonjour,

    Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
          
    Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

    La Page No-12, EFFET BOOMERANG DE LA LOTO.

    LA MORPHOLOGIE DE LA LOTO !

    Cordialement

    Clovis Simard

    3
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 12:08

    Bonjour Nadia la vraie...!

    Merçi pour tes explications,j'ai ma Mamie qui porte le même prénom.

    Bonne journée...!

    A+ Vince.

    2
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 09:37

    une jolie fable grand merci et bonne journée

    1
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 07:22

    bonjour NADIA

     

    POUR LA NOUVELLE ANNEE

    AVEC EN PRIORITE

    SANTE - BONHEUR ET PAIX

    BISOUS

    MEILLEURS VOEUX 2011

          MELDIX77        le Briard          Breton  

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