• À Madame de Montespam. (Fable de Lafontaine)

     

    Jean de La Fontaine  Fables

     

    Livre 7

     

     

    À Madame de Montespan est la fable de La Fontaine qui ouvre le livre VII situé

    en prologue du second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678.

    La Fontaine y fait l'apologie de la beauté de la Marquise de Montespan, favorite du Roi,

    et à laquelle il dédie ce second recueil composés des livres VII à XI.

     

     Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article À Madame de Montespan de Wikipédia en français (auteurs)

     

    JEAN DE LA Fontaine

    Bernardin-Bechet, 1874 (pp. 205-206).

    Livre VII

     

    À MADAME DE MONTESPAN [1]

     

    L’apologue est un don qui vient des immortels ;
    Ou, si c’est un présent des hommes,
    Quiconque nous l’a fait mérite des autels :
    Nous devons tous, tant que nous sommes,
    Ériger en divinité
    Le sage par qui fut ce bel art inventé.
    C’est proprement un charme : il rend l’âme attentive,
    Ou plutôt il la tient captive,
    Nous attachant à des récits
    Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits.
    Ô vous qui l’imitez, Olympe, si ma muse
    A quelquefois pris place à la table des dieux,
    Sur ces dons aujourd’hui daignez porter les yeux ;
    Favorisez les jeux où mon esprit s’amuse !
    Le Temps, qui détruit tout, respectant votre appui,
    Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage :
    Tout auteur qui voudra vivre encore après lui
    Doit s’acquérir votre suffrage.
    C’est de vous que mes vers attendent tout leur prix :
    Il n’est beauté dans nos écrits
    Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.
    Eh ! qui connaît que vous les beautés et les grâces !
    Paroles et regards, tout est charmes dans vous.

     

    Ma muse, en un sujet si doux,
    Voudrait s’étendre davantage :
    Mais il faut réserver à d’autres cet emploi ;
    Et d’un plus grand maître que moi
    Votre louange est le partage[2].
    Olympe, c’est assez qu’à mon dernier ouvrage
    Votre nom serve un jour de rempart et d’abri ;
    Protégez désormais le livre favori
    Par qui j’ose espérer une seconde vie :
    Sous vos seuls auspices ces vers
    Seront jugés, malgré l’envie,
    Dignes des yeux de l’univers.
    Je ne mérite pas une faveur si grande ;
    La fable en son nom la demande :
    Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.
    S’il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,
    Je croirai lui devoir un temple pour salaire :
    Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.

    SOURCE:https://fr.wikisource.org/wiki/Fables_de_La_Fontaine/%C3%A9dition_1874/%C3%80_Madame_de_Montespan

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     Le Berger et la mer. (Fable de La Fontaine)

     

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  • Commentaires

    7
    Vendredi 9 Décembre 2016 à 15:29

    Je ne connaissais pas !

    Bises Nadia

    6
    Jeudi 8 Décembre 2016 à 12:19

    Passe une bonne journée Nadia bisous

     

    5
    Jeudi 8 Décembre 2016 à 06:35

    merci pour ce partage ! bonne journée

    4
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 23:24

    Un texte que je découvre !

     

    3
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 16:16
    Bonsoir Nadia,
    Un côté de La Fontaine que je connais moins. C'est un beau texte peu connu. Passe une bonne fin de journée, bises Véronique
    2
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 15:54
    Renee

    juste vite vite bises du jour....

    1
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 09:09

    Bonne journée !

    Nicole 

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